D’ordinaire, une partie commence dans une équipe du paquet de contenu, avec l’effectif que le contenu lui donne. Le mode Draft propose un autre départ : vous fondez une équipe dans la division de votre choix, puis toutes les équipes choisissent leurs coureurs à tour de rôle, la vôtre et les équipes adverses, dans le pool de tous les coureurs du paquet. Votre effectif de départ est alors le fruit de vos choix, pris contre des adversaires qui choisissent avec la même règle et les mêmes informations que vous. Ce qui suit la draft (programme, marché, progression, réputation) ne change pas.
Ce billet suit la draft dans l’ordre où on la vit : les garanties, l’équipe qu’on fonde, les réglages, ce qui se passe quand le pool est trop petit, ce que vous voyez, le budget, la façon dont une équipe adverse choisit, le déroulement, ce que devient l’effectif, puis les mesures et ce qui n’est pas encore juste. Le programme de la saison qui suit est dans le billet sur la planification, la course elle-même dans le billet sur le moteur de course. Le moteur de draft vit dans un paquet TypeScript sans horloge, dont tout le hasard passe par le générateur pseudo-aléatoire du jeu : mêmes réglages, mêmes choix, même monde.
real-2026 : une draft complète prend 20 ms, mise en place comprise.Quatre garanties avant le premier choix
Bordure repose sur sept piliers. Quatre d’entre eux pèsent directement sur la draft. L’un, le pilier 4 (l’information imparfaite), reçoit ici une exception, que nous nommons plutôt que de la glisser sous le tapis.
Mêmes règles pour toutes les équipes
Les équipes adverses choisissent avec la même règle, le même budget et les mêmes notes que vous. Quand vous laissez « le staff choisir », il applique exactement la fonction d’une équipe adverse à votre place : un test le vérifie.
Même graine, même monde
Mêmes réglages, mêmes choix de votre part, même graine de draft : même effectif pour toutes les équipes. Aucun tirage caché dans le choix d’une équipe adverse.
Le rythme ne change rien
Faire jouer les choix adverses un par un ou d’un coup jusqu’à votre tour donne exactement la même draft. L’écran règle la vitesse, pas le résultat.
Notes exactes, le temps de la draft
Pendant la draft seulement, tout le monde lit les notes exactes du contenu. Dès la création de la carrière, l’information redevient imparfaite : vues publiques, tests de puissance, rapports d’éclaireurs.
Une draft aux notes floues demanderait des éclaireurs que votre équipe n’a pas encore, et un monde d’estimations pour chaque équipe adverse. Nous avons préféré une exception bornée et symétrique : les mêmes notes exactes pour toutes les équipes, aucune trace d’elles dans la carrière une fois créée. Le moteur la protège d’un second côté : l’hôte ne tient jamais une draft et une carrière chargée en même temps (section 08), sinon les notes exactes du pool côtoieraient les 612 coureurs d’une carrière, que le pilier 4 interdit de lire.
Fonder l’équipe
L’équipe fondée s’ajoute aux équipes du paquet : elle ne remplace aucune équipe existante et n’est pas un simple renommage. Sur real-2026 le monde compte donc 182 équipes (181 plus la vôtre), sur default 37 (36 plus la vôtre). Techniquement, la carrière lit un paquet dérivé en mémoire, fonction pure du paquet et de votre équipe : le contenu sur disque n’est jamais réécrit, et l’empreinte de la sauvegarde reste celle du contenu.
La création se fait en quatre étapes à l’écran, la première étant la fondation :
Ce que vous choisissez
- La division : élite, pro ou continentale, selon ce que le paquet contient.
defaultn’a pas de continentales, et la fondation y est refusée. - Le focus : classiques, classement général, sprint, vallonné, contre-la-montre ou équilibré. Il oriente les choix de vos « staff choisit » (section 06) et le terrain sur lequel le pool est trié d’emblée.
- De un à trois sponsors titre, pris dans le vivier des marques libres de la création : ⌈0,5 × (équipes + 1)⌉ + 4 marques, tirées avec la graine de la carrière. Le nom de l’équipe se compose de ces marques par le gabarit que vous écrivez. Le vivier se tire sans votre équipe, qui en dépend : sans cela le nom dépendrait du vivier, et le vivier du nom.
- Le sigle (de 2 à 4 majuscules, libre parmi ceux du contenu), les couleurs et le pays. L’identifiant de l’équipe en est dérivé :
fondee-suivi du sigle en minuscules, qui ne peut pas croiser ceux du contenu. - Le niveau de budget, ci-dessous.
Trois niveaux de budget, sans recalibrer
La référence est la médiane basse des budgets de sponsor de la division dans le paquet : c’est avec elle que la draft a été calibrée. À la demande du propriétaire du jeu, deux niveaux l’entourent, ce qui donne, selon ses mots, « un peu les modes de difficulté ». Le niveau bas est le plus petit budget de la division plus 10 %, sans dépasser la médiane ; le niveau haut est le plus grand budget de la division plus 10 %. Les montants sont arrondis aux centimes vers le bas, et le budget choisi se répartit à parts égales entre vos titres.
| Paquet · division | Bas | Médian | Haut |
|---|---|---|---|
default · élite | 4,587 (63 %) | 7,26 | 12,705 (175 %) |
default · pro | 3,619 (78 %) | 4,65 | 8,041 (173 %) |
real-2026 · élite | 9,922 (82 %) | 12,08 | 20,603 (171 %) |
real-2026 · pro | 3,146 (42 %) | 7,55 | 15,829 (210 %) |
real-2026 · continentale | 0,495 (29 %) | 1,72 | 4,928 (287 %) |
L’écart n’est pas le même d’une division à l’autre : il suit la dispersion des budgets du contenu. Au niveau haut, l’équipe fondée est plus riche que toutes les équipes de sa division.
La division où l’écart est le plus grand : dans les continentales, le niveau haut vaut presque trois fois la médiane et dix fois le niveau bas.
Le niveau n’est pas rangé à part : l’équipe fondée de la sauvegarde porte déjà son budget, et la reprise vérifie qu’il est l’un des trois niveaux de sa division. Rien d’autre ne vous est donné à la fondation : ni éclaireurs, ni entraîneurs, ni équipementiers écrits, le staff dote l’équipe comme une équipe du contenu sans bloc. Sous la règle d’invitation officielle (real-2026), l’équipe fondée est engagée comme les autres, après les équipes classées la première saison. Sur le paquet de test uci-test (graine 7), une équipe fondée de l’élite est engagée dans 17 des 26 courses de 2026.
Les réglages : groupes, ordre, tours
La draft se joue par groupes de divisions : un groupe choisit dans ce que les groupes précédents ont laissé. Deux modes existent.
Mono division : chaque division choisit seule, à son tour
Pro division : l’élite et la pro choisissent ensemble
Les divisions absentes du paquet n’ont pas de groupe : default n’a que l’élite et la pro.
L’ordre dans un groupe
L’ordre des équipes d’un groupe est tiré : les équipes, rangées par identifiant, sont mélangées par un Fisher-Yates sur le flux squadDraft/v1/order/<rang du groupe> de la graine de draft. Cette graine est distincte de la graine de la carrière, qui tire le vivier des titres de votre équipe : « Retirer au sort » ne change que la graine de draft, sans faire sortir vos titres du vivier. Vous pouvez réordonner à la main, mais avant le lancement seulement, par une permutation du même groupe. Même graine de draft, mêmes réglages : même ordre.
Deux ordres de passage : classique, l’ordre tiré à chaque tour, ou serpentin, un tour sur deux à rebours, qui compense l’avantage du premier choix. Une équipe qui a fait tous ses tours est sautée.
| Tour | Classique | Serpentin |
|---|---|---|
| 1 | A · B · C · D · E · F | A · B · C · D · E · F |
| 2 | A · B · C · D · E · F | F · E · D · C · B · A |
| 3 | A · B · C · D · E · F | A · B · C · D · E · F |
Les lettres sont l’ordre tiré du groupe. En serpentin, A ouvre le tour 1 et clôt le tour 2, ce qui compense l’avantage du premier choix ; le troisième tour repart dans l’ordre.
Les tours par division
Le nombre de tours est le nombre de coureurs qu’une équipe drafte. Vous le réglez par division : toutes les équipes d’une division ont les mêmes. Ses bornes dépendent du paquet.
| Division | Règle UCI (real-2026) | Proposé | default |
|---|---|---|---|
| Élite | 27 à 30 | 30 | 18 à 18 |
| Pro | 20 à 30 | 25 | 16 à 16 |
| Continentales | 10 à 16 | 14 | — |
Sous la règle d’invitation officielle, les bornes sont celles de l’UCI : élite de 27 à 30, pro de 20 à 30, continentales de 10 à 16. Sur un paquet à listes fixes, ce sont le plus petit et le plus grand effectif du contenu de la division : le choix des tours n’y a aucune latitude. La valeur proposée est la médiane basse des effectifs du contenu, ramenée dans les bornes.
La borne basse est relevée au plus grand nombre de partants des courses ouvertes à la division : une équipe qui draftait moins de coureurs que le départ d’une de ses courses ne pourrait pas la courir. Des tours sous ce nombre sont refusés. Dans le contenu de real-2026, des effectifs sortent de ces bornes (jusqu’à 32 en élite, de 7 à 21 en continentale) ; nous avons préféré les bornes UCI à celles du contenu, décision du propriétaire du 16 octobre.
Quand le pool est trop petit
Les tours que vous réglez sont bornés par l’UCI, pas par le pool. Si leur somme dépasse le nombre de coureurs du paquet, le moteur réduit des tours, mais seulement dans le dernier groupe à choisir, jamais dans ceux qui ont déjà choisi à plein. Chaque équipe connaît ses tours avant le départ.
- Dans le dernier groupe, la plus grande cible perd un tour, puis la suivante, jusqu’à l’égalité des cibles.
- À égalité de cible, le plus petit budget de sponsor perd son tour le premier, puis le plus petit identifiant.
- Une équipe ne passe jamais sous son plus grand nombre de partants, ni, sous la règle UCI, sous la borne basse de sa division.
- Si rien ne tient, les réglages sont refusés avec un code précis (
draftPoolTooSmall) plutôt qu’ajustés sans le dire.
Les tours de chaque équipe ne dépendent ni de la graine de draft ni de l’ordre tiré : le journal les recalcule sans graine.
Le deuxième point existe parce que le premier critère, l’identifiant, était injuste : l’identifiant d’une équipe fondée (fondee-…) passe avant ceux du contenu (team-…), si bien qu’elle était toujours la première réduite. Un petit sponsor porte aussi un effectif plus petit, et la place en moins laisse à une équipe pauvre plus de budget par place.
Avec une équipe fondée de l’élite, au niveau médian :
default: 630 tours pour 612 coureurs. En mode mono, les 18 ProTeams passent de 16 à 15 coureurs. En mode pro, 18 des 19 équipes de l’élite passent à 17 ; seule la plus riche garde 18.real-2026: 3 028 tours pour 3 008 coureurs. Les 20 continentales les plus pauvres passent à 13.
La règle laisse l’équipe fondée entière quand c’est possible : au niveau haut, plus riche que toutes celles de sa division, elle ne perd un tour que si tout son groupe en perd un. Au niveau bas, elle n’est réduite nulle part où le médian ne la réduit pas (continentale de real-2026 au niveau bas : cinquième plus petit budget sur 148, les quatre plus pauvres perdent un tour, pas elle). Un cas reste : si plus de la moitié environ de son groupe est réduite, la vôtre l’est aussi. La règle retire le désavantage de construction, pas la réduction.
Ce que vous voyez
La table du pool est le centre de l’écran. Pour chaque coureur disponible, vous lisez l’identité, la nationalité, l’âge au premier jour de la saison, la taille et le poids, le salaire du contenu, les quinze attributs exacts, l’aptitude exacte à chaque terrain des journées du paquet (au dixième) et le meilleur terrain. La fiche exacte du coureur sélectionné est signalée « Draft : notes réelles », pour que vous sachiez que ces notes ne sont plus visibles ensuite.
Les notes du contenu
Attributs, aptitude par terrain, âge, taille, poids, salaire. Les mêmes sont lues par les équipes adverses pour choisir.
Réputation et éclaireurs
Rien de la réputation publique ni des rapports d’éclaireurs : ils n’existent pas encore à ce moment-là.
- Filtres et tris. Par terrain, âge, nationalité, salaire ; chaque en-tête de colonne trie. Les attributs exacts sont sur la fiche, pas en colonnes.
- Tri d’emblée. Sur le terrain principal du focus de votre équipe, ou sur la meilleure aptitude pour une équipe équilibrée. L’écran ne dit rien de ce que l’IA vise, ni du nombre de coureurs que chaque terrain demande : à vous de lire votre effectif.
- Un pool long. La table affiche 200 lignes après filtres et tris, puis « Afficher 200 de plus ». Sur
real-2026il y a 3 008 coureurs, et le compteur dit toujours « N disponibles sur M ». - L’horloge du choix à jouer, vos coureurs, votre budget et votre plafond, et le fil des derniers choix de toutes les équipes avec leur sigle.
Le budget et le premier choix libre
Sans contrainte de budget, une équipe adverse prendrait dix-huit leaders et ouvrirait la saison en déficit. La draft impose donc un budget, le même à toutes les équipes, la vôtre comprise.
Le budget de draft d’une équipe est 80 % du budget de son sponsor (le reste couvre les frais de fonctionnement), borné par le plafond salarial du paquet quand il en a un. Le coût d’un coureur est son salaire du contenu, et son contrat initial a la même durée qu’à l’ordinaire : pas de renégociation à la draft. Le reste est le budget de draft moins la masse déjà draftée.
Un coureur se prend si son salaire tient sous le plafond. La réserve garde à l’équipe de quoi finir ses tours aux salaires les plus bas : sans elle, les équipes vidaient leur reste avant leurs derniers tours, que le dernier terme forçait ensuite au-dessus du budget. Le premier banc donnait 25 % des équipes de default et 47 % de celles de real-2026 au-dessus de leur budget ; avec la réserve, 6,8 % et 40 %. Le plus petit salaire disponible, lui, garantit qu’une équipe finit toujours ses tours : elle peut alors dépasser son budget du salaire d’un des coureurs les moins chers, quand tout le reste est trop cher pour elle. Pour vous, le plafond est visible : les coureurs au-dessus sont grisés dans le pool, « Choisir » est refusé (overBudget), et le plafond s’affiche dans le panneau du budget.
Le premier choix de chaque équipe est libre
Le propriétaire du jeu a demandé que le premier choix puisse être n’importe quel coureur, même hors budget. Pour tenir le pilier 3, la règle est la même pour toutes les équipes : le premier choix de chacune n’a aucun plafond de budget. L’alternative, un privilège pour votre équipe seule, aurait été une exception au pilier.
Une règle sans plafond a un coût que la première mesure a montré : les continentales les plus pauvres de real-2026 mettaient de 40 à 60 % de leur budget de draft dans leur seul premier choix, et la pire finissait à 1,70 fois son budget. Nous avons donc distingué la règle, libre, de la politique de l’IA, prudente : au premier choix, une équipe adverse (et « le staff choisit » ou « le staff finit » à votre place) ne prend qu’un coureur dont le salaire tient sous max(reste − réserve, plus petit salaire disponible), tout son budget moins de quoi finir ses tours, sans le plafond par place. Seul le directeur peut aller au-delà. La règle est symétrique ; la prudence est une politique, appliquée aussi à votre staff.
Avec la prudence, la pire continentale de real-2026 (budget de draft 0,36 M€) met 29 % de son budget dans son premier choix (0,103 M€) La pire masse ÷ budget de la mesure est de 1,263 ; elle était de 1,703 sans la prudence, à la première mesure. Le dépassement des continentales existait déjà avant le premier choix libre : voir la section 09.
Comment une équipe adverse choisit
À son tour, une équipe adverse prend le coureur qui a le meilleur score sous son plafond. Le score ajoute à la valeur du coureur deux bonus de même taille. La fonction est partagée avec le marché de la carrière : l’évaluateur (valeur d’un coureur, besoins par terrain, parts de terrain) a été extrait du marché sans changer son comportement, au bit près, puis branché sur une autre source d’information, les notes exactes du contenu.
Les terrains qui comptent pour une équipe sont ceux de ses parts : moitié du calendrier des courses ouvertes à sa division, moitié du focus. Le calendrier ne suffit pas : sous la règle UCI, toutes les équipes d’une division ont le même calendrier possible, et le calendrier seul les ferait choisir toutes pareil. Le focus est ce qui les distingue.
| Focus | Poids par terrain |
|---|---|
| Classiques | pavés 0,5 · vallonné 0,3 · plat 0,2 |
| Classement général | montagne 0,5 · contre-la-montre 0,3 · vallonné 0,2 |
| Sprint | plat 0,7 · vallonné 0,3 |
| Vallonné | vallonné 0,6 · montagne 0,4 |
| Contre-la-montre | contre-la-montre 0,6 · plat 0,4 |
| Équilibré | les parts du calendrier de l’équipe |
Un terrain absent du paquet voit son poids redistribué, et un focus dont aucun terrain n’est dans le paquet suit le calendrier.
Le bonus de leader est ce qui fait qu’une équipe de classiques prend un spécialiste des pavés avant un grimpeur de même valeur, et inversement pour une équipe de classement général. Un test l’exige : sur un paquet artisanal, le leader de pavés part avant le grimpeur pour l’une, l’inverse pour l’autre, et le test échoue sans le bonus.
D’où vient le focus des équipes du contenu
Les paquets livrés n’écrivent aucun focus. À défaut, il se déduit de l’effectif : pour chaque terrain, la force d’une équipe est la moyenne de ses meilleures aptitudes exactes (autant que son nombre de leaders) ; on compare cette force aux autres équipes de sa division, et le terrain de plus grand écart réduit donne le focus s’il atteint 0,75, sinon l’équipe est équilibrée. Le résultat sur real-2026, en élite : 10 équilibrées, 2 classiques, 2 sprint, 2 contre-la-montre, 1 classement général, 1 vallonné. En pro : 11 équilibrées, 3 sprint, 1 vallonné, 1 contre-la-montre.
Jouer la draft
Le lancement ne joue aucun choix. Ensuite, deux situations.
Un choix à la fois, ou jusqu’à vous
« Choix suivant » joue et montre un seul choix. « Aller à mon tour » joue d’un coup tous les choix jusqu’au vôtre. Le moteur avance d’un choix ou jusqu’à votre tour : le résultat est le même.
Choisir, ou laisser le staff
« Choisir » prend un coureur sous votre plafond. « Le staff choisit ce tour » applique la fonction des équipes adverses, sans confirmation. « Le staff finit la draft » joue tout le reste, avec confirmation.
Quand vos tours sont épuisés, « Le staff finit la draft » disparaît et « Aller à mon tour » devient « Finir la draft » : il joue les choix restants, groupes suivants compris, sans confirmation puisqu’il ne reste rien à vous. La confirmation de « Le staff finit » existe parce que ce choix est irréversible pour la draft en cours.
Deux invariants tiennent le tout, et des tests les vérifient sur default comme sur real-2026 :
- La cadence ne compte pas. Avancer choix par choix, jusqu’à votre tour ou d’un coup donne la même draft. Le moteur est une fonction du journal des choix, pas de la façon dont on l’a fait avancer.
- La symétrie. « Le staff finit » dès votre premier tour donne exactement la draft des seules équipes adverses : votre équipe y prend ce qu’une équipe adverse prendrait à sa place. C’est ce qui interdit à « le staff » d’être plus malin qu’un adversaire.
Les refus sont typés
Chaque refus du moteur a un code, jusqu’au message de l’écran : notOurTurn, ourTurnPending, riderTaken, overBudget, draftNotStarted, draftNotFinished, teamIdTaken, draftPoolTooSmall… L’interface ne calcule aucune règle sportive : elle lit la vue et affiche ce que le moteur refuse.
Après le dernier choix
Le journal de la draft finie donne l’effectif de départ : l’équipe de chaque coureur choisi, et rien pour les autres. Chacun signe son premier contrat le premier jour de la carrière.
Un premier contrat
Le coureur signe avec l’équipe qui l’a choisi, au salaire du contenu, pour la durée d’aujourd’hui.
Coureurs libres
Statut libre dès la saison de création, aucun contrat. Ils nourrissent le marché, comme les libres de toute carrière. Aux minimums UCI sur real-2026, il y en a 705 : 2 303 choix pour 3 008 coureurs.
Le marché vise votre draft
L’effectif drafté devient la cible d’effectif de chaque équipe, que le marché, le renouvellement et les offres d’équipementiers lisent à la place de l’effectif du contenu.
Calculé après coup
Le prestige des équipes, les partenariats, les équipementiers et les programmes se calculent sur les effectifs draftés, donc après la draft.
Le journal est rangé dans l’état de la carrière : règle, mode, ordre, tours par division, ordre de chaque groupe, et les choix {équipe, coureur}. À la création et à la reprise, on le recoupe sans rejouer l’IA : chaque groupe est une permutation de ses équipes, les tours sont recalculés, chaque choix est un coureur du paquet pas encore pris, fait par l’équipe dont c’était le tour et sous la borne de budget de cette équipe à ce moment-là (aucune borne à son premier choix, par le même registre de salaires que l’IA et le directeur), et l’effectif qu’il donne est celui des contrats de la création. Un journal faussé est refusé, et un journal d’une règle plus ancienne l’est par son nom.
Deux choix de conception méritent d’être dits :
- Aucune sauvegarde pendant la draft. C’est une séance de quelques minutes : quitter l’application l’abandonne. La sauvegarde a lieu à la création de la carrière, comme à l’ordinaire.
- Draft et carrière ne coexistent jamais dans l’hôte. Mettre une draft en place décharge la carrière en cours (sa sauvegarde reste sur le disque) ; créer ou reprendre une carrière abandonne la draft. Cette règle vient de la revue du ticket, qui a reproduit un défaut :
newCareerpuissquadDraftSetupservaient les notes exactes des 612 coureurs d’une carrière chargée.
Mesurer une draft
Un banc léger joue des drafts complètes sur huit graines, sur default et sur real-2026, avec une équipe fondée de l’élite au niveau médian, en mode mono et serpentin, « le staff finit » pour toutes les équipes. Les cibles ont été fixées avant la mesure, puis le banc a été remesuré sous la règle 3, sans recalibration : le propriétaire a décidé que la calibration médiane était faite et que les niveaux de budget ne feraient qu’ajouter des modes de difficulté.
| Critère | Cible | default | real-2026 |
|---|---|---|---|
| C1 · temps d’une draft complète, mise en place comprise | < 0,3 s · < 2 s | 3 ms | 20 ms |
| C2 · équipes sous leur budget de draft | au moins 95 %, aucune au-delà de 110 % | 84,1 % · max 1,009 | 59,5 % · max 1,263 |
| C3 · meilleur coureur sur le terrain du focus | au moins 60 % | 85,3 % | 98,7 % |
| C4 · au moins trois terrains de spécialité | toutes les équipes de 12 coureurs ou plus | 57,1 % | 97,7 % |
| C5 · libres = pool − somme des tours | à chaque graine | 8 sur 8 | 8 sur 8 |
C1, C3 et C5 sont tenus, C1 avec cent fois de marge. Trois choix y font beaucoup : l’évaluation est précalculée par liste de terrains et non par équipe ; les besoins se comparent à un seuil par terrain ; le parcours des coureurs s’arrête dès qu’aucun ne peut plus dépasser le meilleur score. 3 008 choix en 20 ms, c’est ce qui rend raisonnable de faire jouer toutes les équipes adverses d’un coup.
C2 et C4 ne sont pas tenus, et nous préférons le dire que de les réécrire.
C2 : le budget des continentales
| Paquet · division | Au-delà de 1,0 | Au-delà de 1,25 | Pire masse ÷ budget |
|---|---|---|---|
default · élite (152) | 11 → 31 | 0 → 0 | 1,003 → 1,004 |
default · pro (144) | 9 → 16 | 0 → 0 | 1,010 → 1,009 |
real-2026 · élite et pro (280) | 0 → 0 | 0 → 0 | — |
real-2026 · continentales (1 176) | 597 → 589 | 0 → 8 | 1,236 → 1,263 |
La réserve règle l’élite et la pro. Les dépassements restants sont ceux des continentales de real-2026, qui choisissent en dernier.
Pourquoi ? Le diagnostic de la première mesure (graine 1) montre que le budget total des continentales suffit (206,7 M€ pour 178,2 M€ draftés), mais les plus pauvres ont moins par place (25,7 k€) que les salaires restants les plus bas (36,6 k€ au dixième centile) : 147 continentales se disputent les mêmes coureurs bon marché, et la réserve, calculée sur ce qui est libre au moment du choix, sous-estime ce que les tours suivants coûteront. Le contenu lui-même dépasse : 20 % des équipes de real-2026 sont au-dessus de 80 % de leur sponsor, et le budget de la carrière compte aussi les équipementiers. Le propriétaire a retenu d’accepter ce dépassement (D-122-9) plutôt que d’ajouter une politique de salaire à l’IA. Le premier choix libre ne l’a pas empiré (597 → 589) ; il a ajouté huit cas au-delà de 1,25, tous des continentales.
C4 : les spécialistes de default
Sur default, le calendrier compte surtout du plat et du vallonné. Une équipe équilibrée (la moitié environ) n’évalue que les terrains d’au moins 10 % des journées, et ne prend donc ni grimpeur ni spécialiste des pavés, quand les effectifs du contenu, générés par archétypes, en ont tous. Sur real-2026 (six terrains, calendrier varié), la draft égale le contenu. Le propriétaire n’en veut pas de correction : default ne compte pas pour cette cible (D-122-10).
Ce que fait le serpentin, sans cible
Mesure du 16 octobre. Sur 26 lignes (division × terrain × paquet), la draft resserre les équipes sur 23. Elle les écarte sur les pavés de l’élite (5,36 contre 4,49 sur default, 4,36 contre 3,50 sur real-2026) et le contre-la-montre de l’élite de real-2026 (6,05 contre 5,67).
En clair : une draft ouvre un monde plus égal que le contenu écrit à la main, au moins en pro et en continentale. C’est ce qu’on attend d’un serpentin, qui compense l’avantage du premier choix, mais nous ne l’avions pas fixé comme cible. Le premier choix libre l’a encore resserré pour les continentales (montagne 5,96 → 5,32, pavés 6,62 → 5,78) : chaque équipe prend au premier tour le meilleur coureur qui reste pour elle.
Ce qui n’est pas encore juste
Les règles d’une draft sont des compromis, pas des vérités. Voici ce que nous savons ne pas encore bien faire.
- Les continentales pauvres dépassent leur budget de draft. Jusqu’à 1,263 fois, sur
real-2026. C’est accepté, mais la cause, une réserve qui ignore la concurrence pour les mêmes coureurs bon marché, n’est pas corrigée. Pistes écartées pour l’instant : une IA qui préfère le moins cher quand son reste par place est serré, des tours plus bas par défaut en continentale. - Les équipes équilibrées de
defaultn’ont ni grimpeur ni spécialiste des pavés, faute de terrains pesant 10 % du calendrier. Sans importance pour ce paquet de démonstration ; une part minimale de chaque terrain du paquet dans les besoins en serait le remède. - Le niveau haut n’est pas le même défi partout. Il vaut 175 % de la médiane en élite de
defaultet 287 % en continentale dereal-2026. Nous avons appliqué la formule du propriétaire à la lettre, plutôt que d’égaliser l’écart. - Pas de sauvegarde pendant la draft. Quitter l’application abandonne la séance. Le journal rangé dans l’état permettrait de la rejouer plus tard.
- Les anciennes drafts ne se reprennent pas. Une carrière draftée sous la règle 1 ou 2 (T122 à T124, T161) est refusée par son nom. Nous ne migrons pas les sauvegardes d’un jeu en construction.
- Le focus ne sert pas encore le marché. Il n’oriente que la draft ; le marché de la carrière lit toujours le calendrier de l’équipe. Brancher le focus dans les recrutements est un ticket optionnel, à décider après remesure.
- La réduction peut encore toucher l’équipe fondée. Elle l’atteint si plus de la moitié environ de son groupe est réduite : en pro de
default, 16 ProTeams sur 19 passent à 15, la vôtre comprise. - La vue de la draft grossit avec les choix. Elle rend tous les choix joués à chaque réponse, jusqu’à 234 Kio à la fin de
real-2026; le pool, lui, ne passe qu’une fois.